Cohorte régionale sur la fertilisation azotée dans le maïs grain

Le projet vise à former et outiller les producteurs de maïs grain pour leur permettre d’optimiser la fertilisation azotée de leur culture, et ainsi réaliser des gains économiques, et réduire les pertes aux cours d’eau et les émissions de GES. Pour cela, les tests de nitrate en post-levée (PSNT) sont un outil efficace et éprouvé pour mesurer l’azote du sol disponible pour la plante à un moment donné. Au Québec, le PSNT a été jugé l’indicateur le plus fiable, parmi 12 évalués (Nyiraneza et al., 2010, 2011) et le plus efficace pour améliorer la rentabilité des entreprises et la qualité de l’eau (Rasouli et al., 2014). Les tests de nitrates dans les tiges de maïs en fin de saison permettent d’évaluer la réussite de la stratégie de fertilisation adoptée. Les méthodes utilisées permettent d’avoir des résultats quantitatifs en ppm de N-NO3 et en kg N-NO3/ha.
Par cette cohorte, nous désirons amener les producteurs de grandes cultures à augmenter leur recours aux tests de nitrate pour ajuster leur fertilisation champ par champ et optimiser la dose d’azote apportée.
Les activités réalisées incluent 6 activités de réseautage entre producteurs, sur le partage de résultats, l’interprétation selon les caractéristiques du champ, la météo, l’historique d’apports d’engrais organiques et l’utilisation d’inhibiteurs, et les apprentissages issus des tests de nitrates dans le sol réalisés pendant la saison chez les participants.
Les participants ont également pu visiter le centre de biométhanisation SEMECS à Varennes.
4 activités de formation ont également eu lieu :
• méthode de réalisation et interprétation des tests de nitrates dans le sol, avec incubation, par Gérald Villeneuve d’Agéo-Club;
• dynamique de l’azote et du carbone dans le sol, par Martin Chantigny d’AAC;
• portrait et potentiel d’utilisation des biostimulants pour la croissance du maïs grain, par William Overbeek;
• ponctionnement et potentiel des inhibiteurs d’uréase et/ou de nitrification pour réduire les émissions de GES et augmenter l’efficacité des engrais azotés, par Martin Chantigny d’AAC.
Compte-tenu de la popularité de cette cohorte, elle a été renouvelée pour une seconde édition. Les activités prévues incluent 3 activités de réseautage entre producteurs et 2 activités de formation.
Grâce à l’analyse de données réelles et au partage de connaissances, les retombées attendues sont d’optimiser les performances des cultures et de favoriser des pratiques agricoles économiquement et écologiquement responsables. La formule de groupe permet d’accélérer l’apprentissage collectif par le partage d’expériences entre pairs, et de soutenir l’engagement individuel par la mobilisation collective. Au plan économique, le développement de formations, de protocoles et d’outils de suivi au champ peuvent être mutualisés au bénéfice de tous.
Ce projet est réalisé grâce au soutien financier du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec
