Cohorte régionale sur la phytoprotection dans le soya

Le projet vise à sensibiliser, former et outiller les producteurs de soya, en vue d’améliorer la performance et la rentabilité de leur culture, tout en réduisant l’utilisation de pesticides chimiques.
Pour cela, il est notamment important de bien connaître les ravageurs de la culture, tels que les mauvaises herbes, les agents pathogènes et les ravageurs, ainsi que leur cycle de vie, les impacts potentiels sur la culture, et les moyens de lutte. L’approche de gestion intégrée des ennemis de culture met l’accent sur la prévention, et sur l’utilisation de seuils d’intervention, afin de minimiser les interventions correctives.
Les activités réalisées incluent 3 activités de réseautage entre producteurs, sur les sujets suivant :
• impact des haies et des bandes riveraines dans la lutte biologique au puceron du soya, avec Geneviève Labrie;
• gestion du Sclerotinia : conditions d’infection par l’agent pathogène, utilisation de l’outil d’aide à la décision du CEROM, essais de traitements fongicides Delaro, avec Tanya Copley du CEROM;
• bilan des résultats de dépistages et des stratégies de gestion des ennemis des cultures chez les participants, interprétation et discussions.
2 activités de formation ont également eu lieu :
• présentation du projet de développement d’un outil d’aide à la décision pour évaluer le risque de sclérotiniose dans le soya, avec Tanya Copley du CEROM, et présentation du service de détection de la pourriture phytophthoréenne, avec Rémi Maglione d’AYOS technologies;
• visite de parcelles de variétés de soya, présentation de nouveaux outils et approches de sélection utilisés dans la recherche en amélioration variétale, variété à maturité hâtive et résistantes aux ravageurs tels que le nématode à kyste du soya, avec Louise O’Donoughue du CEROM.
Grâce aux démonstrations au champ et au partage de connaissances, les retombées attendues sont d’optimiser les performances des cultures et de favoriser des pratiques agricoles économiquement et écologiquement responsables. La formule de groupe permet d’accélérer l’apprentissage collectif par le partage d’expériences entre pairs, et de soutenir l’engagement individuel par la mobilisation collective. Au plan économique, le développement de formations, de protocoles et d’outils de suivi au champ peuvent être mutualisés au bénéfice de tous.
Ce projet est réalisé grâce au soutien financier du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec
