Essais de fertilisation azotée du maïs-grain avec le logiciel SCAN

Le projet vise à accumuler des données qui permettront à Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) de valider les recommandations de l’algorithme SCAN, à travers la mise en place un réseau d’essais au champ dans les régions productrices de maïs-grain du Québec.
À la suite de nombreuses années de recherche au Centre de recherche et développement en horticulture d’AAC, le Dr. Nicolas Tremblay et son équipe ont déterminé que les précipitations et la texture des sols étaient les principaux facteurs influençant les besoins en azote du maïs-grain. Ces nouvelles connaissances ont été traduites par l’algorithme SCAN (Sols, Cultures, Atmosphère pour N), qui calcule la dose à appliquer en cours de saison, ainsi qu’une marge supplémentaire pour sécuriser les rendements.
Le Groupe ProConseil a participé à la mise à l’essai du concept SCAN de 2014 à 2016 dans des parcelles au champ chez 12 producteurs membres du club.
Les activités réalisées sur chaque site incluent :
• préparation et semis du champ en entier selon les pratiques habituelles du producteur (incluant l’engrais de démarrage);
• établissement de parcelles de 36 m (48 rangs) par 10 m à la levée du maïs;
• vers la fin juin, calcul de la dose d’engrais optimale avec l’algorithme SCAN;
• au stade 5 à 6 feuilles du maïs, fertilisation des parcelles à la main selon la dose calculée avec SCAN vs selon la dose du producteur (parcelles témoin);
• en octobre, récolte des parcelles à la main et comparaison des rendements des parcelles fertilisées avec les doses recommandées par SCAN vs avec la dose du producteur;
• réalisation de profils de sol.
En 2013, SCAN a permis de réduire les applications d’engrais d’en moyenne 15 %. Dans 28 % des cas, une dose d’azote plus importante que celle du producteur a été proposée, ce qui a permis une augmentation significative de rendement de 230 kg/ha en moyenne.
En 2014, SCAN a recommandé une dose plus élevée que la dose du producteur dans la moitié des sites, et une dose en moyenne 24 % plus faible que celle normalement appliquée par le producteur dans l’autre moitié. En moyenne, les sites ayant reçu une dose plus faible n’ont pas eu de perte de rendement, et un gain de rendement d’en moyenne 5 % a été mesuré pour ceux ayant reçu une dose supérieure.
En 2015, la dose SCAN était plus faible que la dose du producteur pour environ le tiers des sites, représentant une réduction d’environ 17 % de l’azote appliqué. Pour le reste des sites, la dose SCAN était en moyenne 25 % plus élevée que la dose du producteur, permettant une légère augmentation de rendement (+ 212 kg/ha en moyenne).
Les retombées attendues sont la validation et l’amélioration des recommandations du concept SCAN par l’équipe d’AAC, pour en bout de ligne, offrir un outil permettant aux producteurs d’optimiser la fertilisation azotée de leur maïs pour atteindre la meilleure rentabilité tout en réduisant les pertes dans l’environnement.
Ce projet est réalisé grâce au soutien financier d’Agriculture et Agroalimentaire Canada
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