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Fertilisation azotée avec Y-Drop et SCAN

Gestion adaptative de la fertilisation azotée dans le maïs-grain par le fractionnement des apports avec les technologies SCAN et Y-Drop

Selon plusieurs études, moins de la moitié de l’azote minéral appliqué dans le maïs est réellement absorbé par la plante. Le reste est en partie retenu par le sol ou perdu dans l’environnement, notamment sous forme N2O, un gaz à effet de serre 310 fois plus puissant que le CO2. De plus, environ 70 % de l’azote appliqué est accumulé dans la plante avant la sortie des soies et 30 % entre la sortie des soies et la maturité des grains. Pour l’instant, la plupart des producteurs de maïs-grain de la Montérégie font une application d’azote au démarreur et une en post-levée avant que le maïs-grain atteigne 8 feuilles. La fenêtre de temps pour l’application ainsi que l’incertitude venant du facteur météo encouragent les producteurs à mettre des doses souvent trop tôt et trop élevées afin de sécuriser leurs rendements. Récemment deux technologies sont devenues disponibles au Québec afin de revoir la gestion azotée de l’azote au champ : les pendillards Y-Drop, qui permettent de retarder l’application de l’azote, et le système d’aide à la décision SCAN, qui permet d’obtenir une recommandation d’azote en fonction du type de sol et de la pluviométrie. Ce projet, qui se déroulera de 2017 à 2019, mettra à l’essai différents scénarios d’application basés sur SCAN afin d’en évaluer l’intérêt agronomique et économique.

Ce projet est réalisé en vertu du volet 4 du programme Prime-Vert 2013-2018 et il bénéficie d’une aide financière du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) par l’entremise du Fonds vert.